Ils ont créé des immortels.

Tristesse immense ce 7 janvier, alors que j’espérais voir cette année bien commencer. Tristesse face au meurtre de gens que j’admirais depuis que j’étais ado, tristesse pour ce journal qui m’a fait rire parfois aux larmes, pour ce côté irrévérencieux, cette capacité à rire du tout, même et surtout du pire.

Émotion de voir tous ces rassemblements, ces mains tendues aux quatre coins du monde, cette réaffirmation de la liberté d’expression aux delà de tous, aux delà des tièdes qui veulent aseptiser l’humour à tout prix, des lâches qui ne cessent de rejeter la faute sur l’autre, l’étranger, le barbu, contre ces abrutis qui ne trouvent que la haine comme unique réponse. Et toujours toujours « l’amour pour épée, l’humour comme bouclier » même si aujourd’hui le bouclier ne suffit plus.

Tristesse de voir nos médias se sentir obligés de diffuser ces vidéos et ces photos infâmes, au nom de quelle nécessité ? Pourquoi si ce n’est attiser la peur, donner les armes à ceux qui ont perpétré cette horreur ? Remuer un peu plus cette haine facile, sournoise qui gangrène tout, que l’on n’attaque même plus de façon intelligente, argumentée, se contentant de traiter untel de « méchant », un tel de « facho » au lieu de remettre en question leurs écrits, de prendre nos plumes pour mieux vaincre la nausée qu’ils installent. Remuer un peu plus cette tiédeur, ces gens qui déclarent « ils l’avaient bien cherché », cette connerie aseptisée qui s’installe partout. Tristesse de voir ces racistes se frotter les mains devant ce pain béni qui s’offre à eux et qui leur permettra de remuer un peu plus leur marmite bouillante de haine.

Émotion de voir tous ces « Je suis Charlie« , ces bougies allumées, ces gens rassemblés, ces grands groupes de presse qui tendent la main vers ce petit hebdomadaire satyrique pour qu’il continue à vivre, que l’humour persiste encore et toujours, plus fort que tout, et à travers lui la démocratie. Émotion de voir tous ces gens s’unir, se tendre la main malgré la peur, malgré la différence, ensemble pour une fois. Car à travers tout cela, au delà de la terreur que ces trois hommes ont voulu inspirer, ils ont créé des immortels car « les idées sont à l’épreuve des balles ». Au-revoir Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, … Et « mort aux cons ».

« S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. »

Pierre Desproges – Tribunal des Flagrants Délires

Je Suis Charlie
Je Suis Charlie

2014 : un bilan

« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » disait Nietzsche, et à l’aube de 2015, c’est avec joie que je jette les dernières pelletées de terre sur cette année 2014 qui, pour le dire simplement, n’a pas exactement été un cadeau.

Débutée par un burn-out, elle m’a aussi apportée une rupture ainsi que l’effondrement de beaucoup de projets, d’avenirs possibles, de rêves. Elle a été l’occasion d’une remise en question totale, de prendre le temps de regarder où j’en étais et de faire le point. Ce blog avait d’ailleurs été mis en pause, parce que je n’avais simplement plus rien à dire, me recentrant sur moi même.

14759047918_7fbaf6747e_k

Le temps de me reconstruire, cette année m’a quand même permis d’accomplir plusieurs choses, sur bien des plans. J’ai ainsi pu enfin partir à la découverte du Portugal, entre Porto, Coimbra & Lisbonne, abattant plusieurs kilomètres chaque jours pour découvrir des paysages magnifiques (les photos sont d’ailleurs ici). Depuis la lecture de Train de Nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier, ce pays m’attirait, c’était donc une joie d’enfin y mettre les pieds et de découvrir ces paysages si différents sous un temps extrêmement clément.

14363109852_dc4da597c5_k

J’ai aussi renoué, enfin, avec le plaisir de lire, en grande partie grâce à l’achat d’un Kindle. Moi qui ne croyait pas vraiment aux liseuses, voilà que je clôture cette année avec 76 romans engloutis dont quelques découvertes que je ne peux que vous conseiller chaleureusement :

  • Illusions ou Le Messie Récalcitrant de Richard Bach (riche en apprentissages, parfait pour se réapprendre soi même),
  • Petit traité de vie intérieure de Frédéric Lenoir (dans la même veine, un grand apprentissage),
  • Un tout petit rien de Camille Anseaume (un récit touchant, qui vous fera osciller entre rires et pleurs) et
  • En l’absence des hommes de Philippe Besson (une histoire d’amour unique, belle, touchante, qui vous remue au plus profond).

Parlant de lecture, j’ai aussi pu renouer avec l’écriture, enfin, et finir mon premier roman Temps Volésgrâce au NaNoWriMo. Ce roman a été libératoire, me permettant de coucher énormément de pensées sur le papier, mais aussi d’enfin arriver au bout d’un rêve. Le tenir entre mes mains a été un moment important de ma vie. J’ai aussi pris énormément de plaisir à me plonger entre les mots, à les coucher sur le papier, et je compte bien renouer avec ce plaisir pour l’année prochaine. Ecrire sans musique m’étant impossible, cette année a donc été source de bien des découvertes musicales aussi.

Cette année a aussi été l’occasion pour moi de renouer avec les amis et la famille, m’emmenant aux quatre coins de la Belgique pour retisser ces liens qui s’étaient effilochés au gré de mes déboires. Et j’ai pu me rendre compte à quel point ces relations me faisaient du bien, et je ferai tout pour ne plus perdre le fil.

Du côté professionnel, cette année a été extrêmement fructueuse, et j’ai pu bosser sur des projets intéressants :

Au final, cette année m’aura permis de me retrouver moi même, d’en apprendre énormément sur moi et de commencer à bâtir de nouveaux projets et de nouvelles rencontres sur des fondations solides. J’ai des projets plein la malle, tant du point de vue professionnel que du point de vue personnel, des projets d’écriture, de nouveaux lieux à découvrir, de nouvelles rencontres à faire, … Au final je suis assez impatient. J’espère que 2015 sera plus clémente, mais depuis Halloween tout semble de nouveau être au beau fixe, je me permets donc de terminer cette année les yeux remplis d’espoir pour ce qui s’annonce et vous en souhaite à tous et à toutes de même.

Premier roman « Temps Volés »

J’ai longtemps aimé écrire, j’ai passé de longues heures à noircir des pages, à imaginer des mondes, des histoires, des moments, mais je n’avais, jusqu’ici, jamais dépassé le stade de la petite nouvelle. Cette année, pris par un désir de vraiment tenter quelque chose de différent, je me suis inscrit au NaNoWriMo, bien décidé à atteindre la barre des 50 000 mots demandés. Je n’avais pas vraiment réalisé la taille, c’est en revenant sur une ancienne nouvelle que je me suis rendu compte qu’elle ne comptait que 3000 mots et qu’il y avait du boulot à abattre.

Mais voilà, Temps Volés est donc disponible sur Amazon. J’ai fait le choix de l’auto édition, parce que je crois que dans un monde en évolution comme le nôtre ça fait assez de sens. Bien sûr ça limite la portée du livre, mais je compte sur les lecteurs pour donner leur avis et peut être répandre ce livre. Bien sûr il y a des erreurs, c’est un premier essai pour moi, et je vois déjà plein de trucs que je veux corriger ça et là, améliorer, mais pouvoir tenir pour la première fois entre mes mains un livre que j’ai écrit est une sensation vraiment étrange. Je voudrais remercier tellement de gens, tellement de personnes qui m’ont encouragé, soutenu, poussé à accomplir cette idée folle, et je me rends compte que j’en ai oublié plein dans les remerciements, mais elles sont quand même dans mon coeur et je tenterai d’y remédier au plus vite.

C’est très dur de réduire un roman à quelques mots, un résumé. Temps Volés raconte une tranche de vie, une période avec ses hauts et ses bas. Je n’ai pas voulu en faire un drame, ni vraiment une romance, je tenais juste à décrire des moments humains, des sentiments, des troubles, des questionnements, … C’est une part de vie avec ses aléas, ces moments qui vous portent si haut et ces autres moments cruels et bouleversants. Je n’ai pas voulu étiquetter mes personnages, cantonner le roman à un style, pour moi le seul adjectif le résumant est simplement : humain.

Donc, si vous désirez le lire, je vous invite à vous rendre ici : Temps Volés sur Amazon

 

Aucun design ne transforme le plomb en or

Je vois souvent un designer appelé à la rescousse pour tenter de rattraper un projet bancal pour, en appliquant deux trois coups de pinceaux bien placés, redresser soudainement des chiffres de vente ou faire venir soudainement un torrent de visiteurs matérialisés depuis l’éther.

Hors l’essence du design n’est pas d’appliquer une « couche de peinture » sur un projet déjà formé. Le design est à l’essence d’un projet, alors que le projet est encore à l’état embryonnaire. Aucune « couche de peinture » ne viendra magiquement transformer une idée merdique en succès retentissant, aucun élément graphique n’arrivera à rattraper un produit inintéressant.

Ainsi, les projets qui me procurent le plus de plaisir à travailler sont les projets de start-up, les idées naissantes, où je peux étudier le projet, cibler ses forces et faiblesses, et tenter de palier à des imperfections. Voir le projet prendre forme, naitre et grandir peu à peu est pour moi le meilleur moyen de lui forger une identitée forte, faisant corps avec ses valeurs et ses aspirations.

C’est cette phase d’exploration, d’apprentissage et de découverte qui est à la base du design, de la création d’une identitée, de la construction d’un produit, pas le maniement des outils de la gamme Adobe, pas la capacité à réciter dans l’ordre anti-chronologique la liste des graphistes marquants du XXe siècle.

Votre designer n’est pas un alchimiste capable de transformer le plomb en or. Mais donnez lui de l’or en main et il saura vous créer les plus magnifiques parures que vos clients s’arracheront.

Les étapes de construction d’un site internet

Vous avez décidé de construire votre site et vous avez réuni tout le matériel nécessaire ? Vous êtes déjà sur la bonne voie ! Mais un site ne se construit pas du jour au lendemain et, comme une pièce montée, il requiert un suivi des étapes afin de pouvoir atteindre son objectif (que ce soit être lu, pousser à l’achat, attirer des gens dans votre commerce, …).

Les Wireframes

Cette étape peut vous paraitre extrêmement abstraite, et elle n’est pas facile, car elle va vous permettre de mieux organiser l’information sur votre site, mais aussi l’expérience utilisateur et la façon dont vos visiteurs interagiront avec votre site.

Visuellement un wireframe est généralement assez limité, composé de blocs en noir et blanc, le but premier étant d’agencer vos différents éléments (logo, textes, boutons, champs, …) de façon à garder le visiteur sur votre site et à le pousser à effectuer une action (que ce soit lire un article, passer un appel, faire une réservation, un achat, …).

Gardez donc en tête que le but n’est donc pas de savoir à quoi votre site va ressembler mais bien comment il va fonctionner, son squelette en quelque sorte.

wireframes

La Maquette

L’étape de maquette est sujette à beaucoup de discussion pour le moment. Là où la méthode la plus classique était de travailler sous Photoshop et d’envoyer des fichiers images du site, de plus en plus de webdesigners tendent à réaliser des maquettes interactives (HTML, CSS).

Cette étape permet de définir l’aspect visuel de votre site, sa « peau » si vous voulez. C’est à cette étape que seront discutées les nuances de bleues, la police utilisée, … Lors de la réalisation de cette étape vous devriez déjà avoir fournis tous vos textes (ou du moins une version quasi finale), car un webdesign ne fait pas sens si il n’est pas basé sur un contenu précis.

Au cas où vous n’auriez pas fourni ce contenu (relisez cet article ci, car votre contenu est l’âme de votre site), le designer pourra intégrer un texte de remplacement, aussi appelé Lorem Ipsum (un obscur texte en latin dont le seul but est de montrer le comportement général du texte dans votre site).

P.S. D’autres vont même encore plus loin en proposant la création de Style Tiles, sorte de guide « génériques » d’éléments d’un site, la maquette a taille fixe perdant un peu de son sens dans la mer d’appareils qui nous permet d’accéder aujourd’hui à un site internet (iPhone, iPad, …).

Le Développement

L’étape où l’on fait intervenir une merveilleuse machine qui transforme le café en code, j’ai nommé : le développeur. A cette étape, vous êtes d’accord avec l’aspect final de votre site, la façon dont l’utilisateur interagit etc.

C’est à cette étape que l’on va doter votre squelette et votre peau d’une couche de muscles, afin de permettre à votre site d’être ce qu’on appelle dynamique. C’est à cette étape que l’on va développer la façon dont vous pourrez faire des modifications à votre site, effectuer une réservation, vous inscrire, …

C’est parti !

Un site, pour être accessible a besoin de deux choses : un hébergement (le « terrain » sur lequel vous posez votre construction) et un nom de domaine (« l’adresse » de votre habitation). Ces deux points sont fournis par un hébergeur que vous payez mensuellement (ou annuellement dans pas mal de cas). Une fois cette dernière étape réalisée, votre site sera enfin lancé et accessible à tous !

Tout change

Ces étapes, bien sûr, ne sont pas fixées dans la pierre, certains webdesigners fonctionnant un peu différemment (j’ai évoqué les Style Tiles plus haut, ainsi que les maquettes Photoshop), Internet étant un secteur évoluant constamment à une vitesse extrêmement rapide.

Globalement ces étapes décrivent les éléments nécessaires pour la création de votre site, ainsi qu’un processus de réflexion relativement logique qui doit être appliqué à la création de ce dernier.

Apprendre chaque jour

Quand je regarde ces dernières années, je me rends compte des pas de géant qui m’ont peu à peu amené où j’en suis aujourd’hui. Parti avec une certaine arrogance de la jeunesse, j’ai peu à peu appris à ouvrir les yeux, à découvrir le monde qui m’entoure, et à apprendre, chaque jour, un peu plus.

Chaque client que j’ai eu m’en a appris un peu plus. Et là où j’entends beaucoup « c’est toi le graphiste, c’est toi qui doit décider« , j’ai pu constater à quel point mes clients pouvaient autant apporter que moi au côté graphique d’un projet.

Que ce soit par leurs remarques, par leurs interrogations, mais aussi par leur parcours. Chaque contrat était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur un domaine : la création d’une entreprise, la vie de freelance, la vente de meubles anciens (oui oui), la vitrerie et ses différents aspects, la vie d’un restaurant ou d’un bar, …

Là où, il y a quelques années, je ne pensais pas avoir besoin de m’intéresser vraiment à l’activité de mes clients, je trouve un certain plaisir à me plonger dans des nouveaux domaines, à me renseigner, à apprendre, à m’émerveiller. Chaque nouveau client est un défi, un continent vierge à explorer, une aventure dans laquelle je m’embarque.

Et si bien sûr une relation graphiste-client n’est pas toujours de tout repos, et que parfois les avis divergent, j’ai pu peu à peu apprendre à concilier les points de vue, à construire quelque chose main dans la main avec le client et, je l’espère, à rencontrer leurs attentes.

Il me reste encore énormément de chemin à parcourir, et il y a énormément de choses que je rêve encore de découvrir et d’apprendre, mais je ne peux que constater que ces années écoulées, même si elles n’ont pas toutes été faciles, m’ont beaucoup apporté. Je ne sais pas de quoi sera fait demain ni quel chemin j’emprunterai, mais je me réjouis à l’idée de tout ce qu’il me reste encore à accomplir.

Un site multilingue ? Vous êtes certains ?

Une demande qui revient souvent, surtout dans notre tout petit Royaume polyglotte de Belgique, est la construction d’un site en plusieurs langues.

Bien que l’intention soit louable, et qu’il est tout à fait normal de vouloir viser la clientèle la plus large possible, je constate souvent que certains éléments semblent oubliés dans ces demandes. Un site multilingue demande du travail, beaucoup de travail. Là où le contenu d’un site monolingue requiert déjà beaucoup d’attention, chaque langue vient doubler le niveau de travail demandé.

J’ai déjà vu beaucoup de sites se rabattre alors sur des modules de traduction automatisés. Or, si la volonté de toucher le plus de gens possible est louable, cette méthode reste la pire que vous pourriez employer. Quand 58% de vos visiteurs quittent un site mal réalisé, je vous laisse imaginer combien de ces même visiteurs vous abandonnent si vous : site parler comme ça de ton langue maternel toi acheter cela.

Un site demande de l’attention, et la façon dont vous vous adressez à votre client montre le respect que vous lui portez. N’oubliez pas non plus que chaque langue que vous ajoutez à votre site est une langue dans laquelle vous devez pouvoir répondre à votre client, et dès lors, maitriser suffisamment. Alors avant de vous embarquer dans l’aventure d’un site multilingue, armez vous en conséquence ;)

De quoi ai-je besoin pour construire mon site?

Vous vous êtes enfin décidés à construire votre site mais vous vous demandez exactement ce que vous devez réunir ? Je vais vous donner quelques pistes.

Comme je l’ai dit précédemment, votre site ne vous appartient pas, dès lors, votre première mission est de regarder autour de vous, de vous interroger, d’aller vers vos clients, de regarder ce que font vos concurrents, … Le but est simple : identifier les besoins & désirs de vos clients. Car ce sont ces besoins et ces désirs qui formeront les points centraux de votre site.

Ensuite, identifiez vos forces et vos faiblesses, quels sont les éléments qui font de votre entreprise ce qu’elle est, qui la distingue, … Comment pouvez-vous utiliser ces forces pour appuyer votre message ? L’un de mes clients pratiquait ainsi son métier depuis 38 ans, en insistant sur cet argument nous avons pu augmenter son nombre de visiteurs de 13%. Pensez à tout, réfléchissez et creusez.

Réfléchissez ensuite à ce que vous voulez dire, n’hésitez pas à noter ce qui vous vient à l’esprit, à jeter quelques lignes sur le papier. Même si vous décidez d’engager un copywriter qui se chargera de l’écriture de vos textes (vous pouvez par exemple contacter Ex Abrupto ou Dékapé Copywriting), ces quelques lignes vous permettront d’y voir plus clair et aideront dans le travail de rédaction. Vous parlez plusieurs langues ? N’hésitez pas à le mentionner !

Votre entreprise possède un logo et une identité ? Très bien, réunissez ces éléments, demandez à votre graphiste de vous fournir votre logo au format vectoriel (eps, ai, pdf, … un fichier Word, un jpg ou un png ne sont pas des formats vectoriels) et gardez les précieusement, vous en aurez besoin. Vous n’en avez pas ? Contactez un designer, les points mentionnés dans le deuxième paragraphe vous aideront à construire une identité forte. Si vous avez déjà un webdesigner, parlez en avec lui, car beaucoup de webdesigners prennent en charge la création d’identités en plus de sites internet, vous êtes ainsi assurés d’avoir tous les fichiers à votre disposition (et limitez aussi la perte de temps en aller-retour).

Isolez ensuite vos besoins : Qu’attendez vous de votre site ? Une simple visibilité sur Internet, un endroit de contact, ou bien quelque chose de plus évolué ? Prêtez simplement attention qu’au plus vous voudrez de fonctionnalités, au plus le coût sera grand. Un bon webdesigner sera ainsi à même de vous épauler et de regarder avec vous ces besoins afin de déterminer leur nécessité.

Ne pressez pas les choses et n’oubliez pas, avant de vous fixer une date butoir, qu’un site demande beaucoup de travail. Serez-vous prêts à fournir tous les éléments (textes, images, …) à temps pour la construction de votre site ? Il est en général possible de construire un site très rapidement, mais cela demande une très grosse implication tant du webdesigner que du client, ne négligez pas ce point.

Zweig, mon premier thème WordPress public

J’ai enfin pris mon courage à deux mains et soumis mon premier thème WordPress en accès public sur le Theme Directory de WordPress. Jusqu’ici j’avais travaillé sur des systèmes tailor-made pour des sites bien particuliers, c’est la toute première fois que j’ai ainsi pu soumettre mon travail sur une plateforme (émotion quand tu nous tiens).

Et même si ça n’a pas été de tout repos, j’ai appris énormément de choses en planchant sur ce petit thème (en un sens, j’ai l’impression d’avoir plus évolué avec ce thème que lors des six derniers mois point de vue WordPress). Bien sûr, Zweig est plus orienté blog, quand la majorité de mes projets sont des sites complets, cependant j’ai pu retirer beaucoup de choses de l’expérience.

Du point de vue du code, j’ai appris à bien encapsuler mes fonctions, de façon à les lier au thème, mais aussi afin de pouvoir permettre à l’utilisateur de désactiver facilement ce qu’il juge inutile. N’étant pas exactement un développeur, ça m’a permis de mieux comprendre la logique derrière certains codes, et de pouvoir pousser ma connaissance un pas en avant. J’ai aussi enfin pris le temps de développer un environnement de développement local, mais en trichant grâce à ServerPress (qui a une super offre gratuite quand on veut quelque chose de basique !).

Point de vue du design, j’ai dû regarder à gérer une multitude de contraintes, de façon à ce que le thème puisse fonctionner dans tous les cas imaginables (j’ai juste mis de côté les menus à plusieurs niveaux, car cela ne cadrait pas du tout avec l’esprit du thème).

C’était aussi l’occasion de tester le système de soumission de thèmes de WordPress, et d’interagir avec des bénévoles via des tickets. J’ai été étonné de la réactivité et de la pédagogie que j’ai rencontrée durant tout le processus (même si, j’avoue, c’est casse-pieds de devoir soumettre une nouvelle version pour ce qui paraît être une broutille).

Maintenant que le thème est dans la nature, je m’attends aussi à devoir répondre éventuellement à quelques questions d’utilisateurs qui seront autant d’occasions d’encore en apprendre un peu plus.

Pour le télécharger, c’est ici !